Armand JUNG
Député du Bas-Rhin
Président du Groupe d’études
sur les langues régionales
Strasbourg, le 1er février 2011
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Objet : Statut des langues régionales – Question orale sans débat
Lors de la séance des questions orales sans débat du mardi 1er février 2011, j’ai interpellé M. Frédéric MITTERRAND, Ministre de la Culture, sur le statut des langues régionales.
L’article 75-1 de la Constitution stipule que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France », mais dans les faits, force est de constater que les langues régionales n’ont pasde véritable statut juridique. J’en veux pour preuve les récentes décisions de la Couradministrative d’appel de Nancy, qui a déclaré qu’il n’y a pas de « droit » spécifique aux langues régionales, et du Tribunal administratif de Montpellier, qui a enjoint une commune de l’Hérault à retirer ses panneaux d’entrée d’agglomération bilingues.
J’ai rappelé à M. le Ministre de la Culture que les membres du Groupe d’études sur les langues régionales, que j’ai l’honneur de présider actuellement, ont travaillé ensemble à l’élaboration d’une proposition de loi relative aux langues et cultures régionales,consensuelle et cosignée par des Députés de tous les bords politiques, qui constitue unebonne base de réflexion. Son inscription à l’ordre du jour des travaux du Parlement permettrait d’engager ce débat de société sur l’altérité culturelle.
C’est M. Luc CHATEL, Ministre de l’Education nationale, qui m’a répondu au nom de M.
MITTERRAND. Sa réponse, que vous trouverez ci-joint, est très décevante. Une fois de
plus, le Gouvernement se réfugie derrière le principe d’unicité du peuple français, d’égalité des citoyens devant la loi et d’indivisibilité de la République. Plus que jamais, j’ai l’impression que l’article 75-1, issu de la réforme de la Constitution, n’est que déclaratif. Le seul point positif que j’ai pu noter est la référence à l’examen, par le Sénat, d’une proposition de loi sur les panneaux bilingues à l’entrée des agglomérations.
N’étant pas satisfait de ces éléments de réponse, je vais solliciter un entretien au
Ministère de la Culture. J’espère pouvoir y être reçu très rapidement, avec une délégation du Groupe d’études sur les langues régionales.
Armand JUNG
Président du Groupe d’études
sur les langues régionales
PJ : 1
Contacts presse : Eric ELKOUBY( 06 73 98 86 69) et Aurélie LEDRICH (03 88 24 73 04)
Les acteurs de terrains qui souhaitent bâtir de manière responsable un enseignement d’occitan cohérent sur tout le département de la Dordogne se sentent aujourd’hui floués par le Rectorat et réitèrent leur demande de voir s’appliquer la convention Rectorat-Région qui a suscité tant d’espoir.
Un comité pour l'occitan à l'école a vu le jour, rejoignez le.
Les associations, artistes et syndicats signataires sont à ce jour les suivants :
Associations signataires
Lo Bornat dau Peirigòrd / Novelum – IEO Perigòrd / l'ASCO – Sarlat / Las bonas lengas – Daglan / Oc Bi – Aquitaine / Los gentes goiats dau Peirigòrd/ L'Union Occitana Camilha Chabaneu / PNR Périgord Limousin / cercl'òc / Lilôthéatre / Las 'Belhas de Brageirac / L'Association "Mémoire et Traditions en Périgord" / Institut d'Etudes Occitanes de la Vienne / Club de Langues Régionales / Tradigordines / Foyer Laïque de Brantôme /Los Gitols / Article 19 / CREO Aquitaine / Le Tricycle enchanté / Prod'Oc e la Compagnie des arts modestes / Les Rencontres d'Hortus en Sylve / Mantenença Guiena-Perigord dau Felibrige /
Artistes périgourdins
Maurice Moncozet / Patrick Salinié / Jean Bonnefon / Daniel Chavaroche / Joan Pau Verdier / Laurent Labadie / Sylvain Roux / Yannick Guédec / Monique Burg / Monsieur Puzzle / Los Zinzonaires/ Trad'Oc / Sono Loco/ Odette Marcillaud / Jacques Saraben …
Syndicat
Snes Dordogne
Un comité pour l'occitan à l'école a vu le jour, rejoignez le.
Les associations, artistes et syndicats signataires sont à ce jour les suivants :
Associations signataires
Lo Bornat dau Peirigòrd / Novelum – IEO Perigòrd / l'ASCO – Sarlat / Las bonas lengas – Daglan / Oc Bi – Aquitaine / Los gentes goiats dau Peirigòrd/ L'Union Occitana Camilha Chabaneu / PNR Périgord Limousin / cercl'òc / Lilôthéatre / Las 'Belhas de Brageirac / L'Association "Mémoire et Traditions en Périgord" / Institut d'Etudes Occitanes de la Vienne / Club de Langues Régionales / Tradigordines / Foyer Laïque de Brantôme /Los Gitols / Article 19 / CREO Aquitaine / Le Tricycle enchanté / Prod'Oc e la Compagnie des arts modestes / Les Rencontres d'Hortus en Sylve / Mantenença Guiena-Perigord dau Felibrige /
Artistes périgourdins
Maurice Moncozet / Patrick Salinié / Jean Bonnefon / Daniel Chavaroche / Joan Pau Verdier / Laurent Labadie / Sylvain Roux / Yannick Guédec / Monique Burg / Monsieur Puzzle / Los Zinzonaires/ Trad'Oc / Sono Loco/ Odette Marcillaud / Jacques Saraben …
Syndicat
Snes Dordogne
mardi 1 février 2011
lundi 6 septembre 2010
Intervention de Claude Berit Debat Sénateur de la Dordogne
mercredi 11 août 2010
mercredi 4 août 2010
lundi 2 août 2010
Le ministère refuse !
Le ministère refuse la venue d'un professeur pour consolider l’enseignement de l’occitan en Dordogne !
« Le collectif pour l’enseignement de l’occitan en Dordogne » pensait avoir été entendu par l’Education Nationale. Jean Christophe Dourdet, certifié d’occitan devait rejoindre le Périgord pour développer les cours d’occitan au collège de La Coquille, ainsi que dans le nontronnais. Le Recteur avait demandé sa venue sur moyens provisoires et tous les espoirs étaient permis.
Mais le ministère en a décidé autrement ! Il refuse de détacher ce professeur d’une autre académie pour venir consolider l’enseignement de l’occitan en Dordogne ! La raison donné reste toujours la même mauvaise excuse : pas assez d’heures d’occitan pour nommer un professeur. Un comble alors que c’est justement pour renforcer les cours et permettre leur développement que dans le cadre de la convention Région Rectorat, monsieur le Recteur avait officiellement demandé la venue de ce professeur.
Alors qui en premier, l’œuf ou la poule ? Le professeur ou les cours ? Pour rappel il n’y avait que 5 heures d’occitan sur la cité Bertran de Born avant la venue de M.Peyrouny, de même à Excideuil avant l’installation de M.Latour qui a triplé les effectifs et doublé le nombre d’heures.
Avec un tel raisonnement nous ne pourrons jamais avoir de nouvelles entrées de professeur d’occitan sur la Dordogne. Et Sarlat, Vergt, Montignac, Belves, Bergerac, Nontron, attendront le siècle prochain ou celui d’après pour voir ouvrir des cours de langue d’oc dans leurs collèges et lycées. Quant aux élèves de La Coquille, ils devront se contenter d’une heure par niveau, et encore pas en classe de 3°.
Pour rappel, il n’y a que 3 professeurs certifiés d’occitan sur toute la Dordogne qui est le premier département occitanophone d’Aquitaine et peut-être de France. En revanche combien de professeurs de basque en Pyrénées Atlantiques pour 1/3 du département ?
La décision du ministère de l’Education Nationale envers M.Dourdet et le collège de La Coquille est inique et va à l’encontre de la convention signée entre le Président de la Région Aquitaine et le Recteur de Bordeaux. Elle repousse encore la proposition d’enseignement d’occitan en Périgord et ne va que pourrir les rapports avec un nouveau Recteur qui semble pourtant vouloir appliquer en bonne intelligence la convention signée par son prédécesseur.
Nous en appelons encore à nos élus de gauche comme de droite afin qu’ils fassent pression et qu’ils interpellent le Ministre de l’Education Nationale pour régler ce problème.
Il reste 1 mois avant la rentrée des classes. Tout reste possible et nous gardons espoir dans le bon sens du ministère et de Monsieur le Ministre.
« Le collectif pour l’enseignement de l’occitan en Dordogne » pensait avoir été entendu par l’Education Nationale. Jean Christophe Dourdet, certifié d’occitan devait rejoindre le Périgord pour développer les cours d’occitan au collège de La Coquille, ainsi que dans le nontronnais. Le Recteur avait demandé sa venue sur moyens provisoires et tous les espoirs étaient permis.
Mais le ministère en a décidé autrement ! Il refuse de détacher ce professeur d’une autre académie pour venir consolider l’enseignement de l’occitan en Dordogne ! La raison donné reste toujours la même mauvaise excuse : pas assez d’heures d’occitan pour nommer un professeur. Un comble alors que c’est justement pour renforcer les cours et permettre leur développement que dans le cadre de la convention Région Rectorat, monsieur le Recteur avait officiellement demandé la venue de ce professeur.
Alors qui en premier, l’œuf ou la poule ? Le professeur ou les cours ? Pour rappel il n’y avait que 5 heures d’occitan sur la cité Bertran de Born avant la venue de M.Peyrouny, de même à Excideuil avant l’installation de M.Latour qui a triplé les effectifs et doublé le nombre d’heures.
Avec un tel raisonnement nous ne pourrons jamais avoir de nouvelles entrées de professeur d’occitan sur la Dordogne. Et Sarlat, Vergt, Montignac, Belves, Bergerac, Nontron, attendront le siècle prochain ou celui d’après pour voir ouvrir des cours de langue d’oc dans leurs collèges et lycées. Quant aux élèves de La Coquille, ils devront se contenter d’une heure par niveau, et encore pas en classe de 3°.
Pour rappel, il n’y a que 3 professeurs certifiés d’occitan sur toute la Dordogne qui est le premier département occitanophone d’Aquitaine et peut-être de France. En revanche combien de professeurs de basque en Pyrénées Atlantiques pour 1/3 du département ?
La décision du ministère de l’Education Nationale envers M.Dourdet et le collège de La Coquille est inique et va à l’encontre de la convention signée entre le Président de la Région Aquitaine et le Recteur de Bordeaux. Elle repousse encore la proposition d’enseignement d’occitan en Périgord et ne va que pourrir les rapports avec un nouveau Recteur qui semble pourtant vouloir appliquer en bonne intelligence la convention signée par son prédécesseur.
Nous en appelons encore à nos élus de gauche comme de droite afin qu’ils fassent pression et qu’ils interpellent le Ministre de l’Education Nationale pour régler ce problème.
Il reste 1 mois avant la rentrée des classes. Tout reste possible et nous gardons espoir dans le bon sens du ministère et de Monsieur le Ministre.
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