Le ministère refuse la venue d'un professeur pour consolider l’enseignement de l’occitan en Dordogne !
« Le collectif pour l’enseignement de l’occitan en Dordogne » pensait avoir été entendu par l’Education Nationale. Jean Christophe Dourdet, certifié d’occitan devait rejoindre le Périgord pour développer les cours d’occitan au collège de La Coquille, ainsi que dans le nontronnais. Le Recteur avait demandé sa venue sur moyens provisoires et tous les espoirs étaient permis.
Mais le ministère en a décidé autrement ! Il refuse de détacher ce professeur d’une autre académie pour venir consolider l’enseignement de l’occitan en Dordogne ! La raison donné reste toujours la même mauvaise excuse : pas assez d’heures d’occitan pour nommer un professeur. Un comble alors que c’est justement pour renforcer les cours et permettre leur développement que dans le cadre de la convention Région Rectorat, monsieur le Recteur avait officiellement demandé la venue de ce professeur.
Alors qui en premier, l’œuf ou la poule ? Le professeur ou les cours ? Pour rappel il n’y avait que 5 heures d’occitan sur la cité Bertran de Born avant la venue de M.Peyrouny, de même à Excideuil avant l’installation de M.Latour qui a triplé les effectifs et doublé le nombre d’heures.
Avec un tel raisonnement nous ne pourrons jamais avoir de nouvelles entrées de professeur d’occitan sur la Dordogne. Et Sarlat, Vergt, Montignac, Belves, Bergerac, Nontron, attendront le siècle prochain ou celui d’après pour voir ouvrir des cours de langue d’oc dans leurs collèges et lycées. Quant aux élèves de La Coquille, ils devront se contenter d’une heure par niveau, et encore pas en classe de 3°.
Pour rappel, il n’y a que 3 professeurs certifiés d’occitan sur toute la Dordogne qui est le premier département occitanophone d’Aquitaine et peut-être de France. En revanche combien de professeurs de basque en Pyrénées Atlantiques pour 1/3 du département ?
La décision du ministère de l’Education Nationale envers M.Dourdet et le collège de La Coquille est inique et va à l’encontre de la convention signée entre le Président de la Région Aquitaine et le Recteur de Bordeaux. Elle repousse encore la proposition d’enseignement d’occitan en Périgord et ne va que pourrir les rapports avec un nouveau Recteur qui semble pourtant vouloir appliquer en bonne intelligence la convention signée par son prédécesseur.
Nous en appelons encore à nos élus de gauche comme de droite afin qu’ils fassent pression et qu’ils interpellent le Ministre de l’Education Nationale pour régler ce problème.
Il reste 1 mois avant la rentrée des classes. Tout reste possible et nous gardons espoir dans le bon sens du ministère et de Monsieur le Ministre.