l'enseignement de l'occitan en Dordogne
Un comité pour l'occitan à l'école a vu le jour, rejoignez le.
Les associations, artistes et syndicats signataires sont à ce jour les suivants :
Associations signataires
Lo Bornat dau Peirigòrd / Novelum – IEO Perigòrd / l'ASCO – Sarlat / Las bonas lengas – Daglan / Oc Bi – Aquitaine / Los gentes goiats dau Peirigòrd/ L'Union Occitana Camilha Chabaneu / PNR Périgord Limousin / cercl'òc / Lilôthéatre / Las 'Belhas de Brageirac / L'Association "Mémoire et Traditions en Périgord" / Institut d'Etudes Occitanes de la Vienne / Club de Langues Régionales / Tradigordines / Foyer Laïque de Brantôme /Los Gitols / Article 19 / CREO Aquitaine / Le Tricycle enchanté / Prod'Oc e la Compagnie des arts modestes / Les Rencontres d'Hortus en Sylve / Mantenença Guiena-Perigord dau Felibrige /
Artistes périgourdins
Maurice Moncozet / Patrick Salinié / Jean Bonnefon / Daniel Chavaroche / Joan Pau Verdier / Laurent Labadie / Sylvain Roux / Yannick Guédec / Monique Burg / Monsieur Puzzle / Los Zinzonaires/ Trad'Oc / Sono Loco/ Odette Marcillaud / Jacques Saraben …
Syndicat
Snes Dordogne
vendredi 10 février 2012
Obtenir un diplome valorisant en langue occitane : le DCL
Le DCL est un diplôme d’État qui atteste une compétence de communication opérationnelle en langue. Le DCL occitan s’adresse en premier lieu à tous ceux qui veulent faire valoir leur connaissance de l’occitan dans le domaine professionnel. Il est ouvert à tous, quel que soit le niveau de langue et d’études.
Lo DCL es un diplòma d’Estat qu’atesta una competéncia de comunicacion operacionala en lenga. Lo DCL occitan s’adreça en primièr lòc a totes los que vòlon far valer lor coneissença de l’occitan dins l’encastre professional. Es dobèrt a totes, quin que siá lo nivèl de lenga o d’estudis.
BULLETIN OFFICIEL N°2 du 13 JANVIER 2011: Diplôme de compétence en langue régionale
voir le BO en ligne ( http://www.education.gouv.fr/cid54515/mene1032014a.html)
INSCRIPTION A LA SESSION OFFICIELLE: http://www.d-c-l.net/inscription.htm
session 2011 : 21 mai 2011
ouverture des inscriptions : du 31 janvier au 27 mars 2011
Ma terre tant aimada
A vos agendas! « Ma tèrra tant aimada », série réalisée par Jacques-Rémy Girerd et produite par le studio Folimage, sera diffusée à partir du 6 février sur le site de Tv.Aquitaine.fr. Doublés en occitan par l'association Conta'm, ce sont 26 épisodes de 5 minutes et autant d'histoires poétiques et ludiques sur l'environnement et l'éco-responsabilité.Chaque semaine, un nouvel épisode en occitan sera disponible et restera en ligne durant les 6 semaines suivantes sur TV.Aquitaine.fr."Ma tèrra tant aimada" a reçu le soutien des Conseils Régionaux d'Aquitaine et de Midi-Pyrénées ainsi que du Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques.Vous pourrez entendre les 3 parlers aquitains (Gascon, Languedocien et Limousin) de par l'intervention remarquable de 11 enfants comédiens et chanteurs et 3 comédiens adultes.Visionner maintenant le 1er épisodeLe DVD Tome 1 vient d'être édité avec les 13 premiers épisodes et les 27 chansons, et en prime un karaoké ! 15€.Pour commander le DVD.
lundi 30 janvier 2012
L’enseignement de l’occitan sacrifié
L’inspecteur d’Académie des Hautes-Pyrénées profite de la mise en place de la nouvelle carte scolaire pour s'attaquer à l'enseignement de l'occitan dans le département 65. Au mépris des textes et conventions de l'Etat, du Rectorat, de la Région, du Département et des collectivités, il remet en cause le principe de parité horaire de l'enseignement bilingue.
Des fermetures sont proposées dans les 4 sites bilingues : Rabastens, Luz Saint-Sauveur, Sarrancolin et Tarbes, et le passage de 12h à 6h par semaine.De plus, l'un des deux postes de conseiller pédagogique en langue et culture régionale est très menacé.
Il veut également fermer le poste d’intervenant en langue occitane (caminaire) qui prend en charge 625 élèves, garantissant le recrutement de nouveaux élèves.
Pour une mobilisation et pour le maintien des classes en occitan du département des Hautes-Pyrénées, nous avons besoin de votre soutien.
Merci de signer la pétition contre la liquidation des sections bilingues occitan-français, la fermeture du poste d'enseignant itinérant en occitan et d'un poste de conseiller pédagogique dans les Hautes-Pyrénées.
«Pétition contre la liquidation de l'enseignement bilingue dans les Hautes-Pyrénées»
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N19688
L'ensenhament de l'occitan sacrificat.
L'Inspector d'Academia deus Pirenèus-Hauts qu'aprofita de la mesa en plaça de la carta escolara navèra tà atacar l'ensenhament de l'occitan dens lo despartament 65. Au mesprètz deus tèxtes e convencions de l'Estat, deu Rectorat, de la Region, deu Despartament e de las collectivitats, hica en question lo principi de paritat orari de l'ensenhament bilingüe.
Barraduras son prepausadas enes 4 sitis bilingües : Rabastens, Luz, Sarrancolin e Tarba, e lo passatge de 12h a 6h d'occitan per setmana.
Que vòu tanben barrar lo pòste de caminaire en lenga occitana que pren en carga 625 eslièves, pòste qu'assegura lo recrutament d'escolans naveths. Enfin, un deus deus pòstes de conselhèr pedagogic en lenga e cultura regionau qu'ei tanben miaçat.Entà ua mobilisacion e entau manteniment de las classas en occitan deu despartament deus Pirenèus-Hauts, qu'avem besonh deu vòste sostien.
Mercès de signar la peticion contra la liquidacion de las seccions bilingüas occitan-francés, e la barradura del pòste de caminaire e d'un poste de conselhèr pedagogic en lenga regionala enes Pirenèus-Hauts.
«Pétition contre la liquidation de l'enseignement bilingue dans les Hautes-Pyrénées»
http://www.petitionpublique.fr/?pi=P2012N19688mercredi 14 décembre 2011
Avetz nonmàs a truquetar sus l'adreça dau siti per aver un comentari e de las fotòs.
Voici les dernières activités qui ont eu lieu avec l'option occitan depuis le mois de septembre sur la cité Bertran de Born.
Vous avez juste à cliquer sur l'adresse du site.
Visita de la bòria de Lucette Lachaud Dubreuil a Granges:
http://etablissementbertrandeborn.net/spip.php?article908
Chamin trobadors, venguda d'Olivier Payrat:
http://etablissementbertrandeborn.net/spip.php?article909
L'accordeón diatònic quò qu'es, venguda de Gilles Debecdelièvre e de Nicolaus Peuch :
http://etablissementbertrandeborn.net/spip.php?article910
E se se contavan en lenga d'òc, las fablas de La Fontaine avec Marçau Esquieu e Terèsa Duverger :
http://etablissementbertrandeborn.net/spip.php?article911
mardi 13 décembre 2011
Enfin une vraie convention !
Cette convention cadre s'inscrit dans la continuité du partenariat engagé entre le Rectorat de Bordeaux et la Région Aquitaine en 2009. Il s'agit, au travers de ce nouveau texte, d'élargir la coopération à l'ensemble des Départements d'Aquitaine d'une part, et de doter par ailleurs la convention d'objectifs clairement définis, accompagnés de modalités de mise en œuvre partagées par les co-signataires.
Elle vise à former de nouveaux locuteurs occitanophones afin de permettre la transmission de la langue et de la culture occitane en Aquitaine.
Un comité de pilotage sera mis en place et aura pour mission de définir les axes de travail, la carte d'enseignement de l'occitan, les actions d'information et le programme annuel de production de matériel pédagogique.
Contacts presse :
Conseil régional d'Aquitaine : Rachid Belhadj / 06 18 48 01 79
Rectorat de Bordeaux : Marion Gallier / 05 57 57 38 30
Conseil général de la Dordogne : Nicolas Platon / 06 80 12 33 08
Conseil général de la Gironde : Séverine Laverny / 05 56 99 33 59
Conseil général du Lot-et-Garonne : Véronique Deléry / 06 43 72 60 52
Conseil général des Pyrénées-Atlantiques : Jean-Pierre Miffurc / 05 59 98 64 71
jeudi 1 septembre 2011
C’est une avec une satisfaction certaine et un réel soulagement que nous avons appris la nomination de Monsieur Dourdet comme professeur d’occitan au collège de La Coquille sur moyens supplémentaires.
Cette décision récompense la volonté forte des élus, des associations, et des parents qui se sont fortement mobilisés pour la venue de ce professeur dans le nord de la Dordogne. Elle met fin aussi à la situation délicate dans laquelle se trouvait Monsieur Dourdet qui avait accepté, alors qu’il est certifié d’occitan, d’assurer les cours en 2009-2010 sous le statut d’un professeur sous contrat.
Nous reconnaissons, l'investissement dans ce dossier de Monsieur le Recteur d'Académie comme sa volonté d’œuvrer au développement de l’enseignement de l’occitan et cela malgré des moyens en forte régression qui lui sont alloués en baisse.
Nous espérons que la convention, validée par les services rectoraux et votée par l’Assemblée Régionale, offrira un cadre constructif pour une extension cohérente et volontariste des cours de langue d’oc sur notre territoire dans le premier comme dans le second degré.
Le chantier reste aujourd'hui immense en Dordogne, premier département occitanophone d'Aquitaine. Il n'y a seulement à ce jour 4 professeurs certifiés d'occitan, une seule école bilingue en primaire à Sarlat et une seule école immersive sous contrat (Calandreta) à Périgueux.
Cependant l'arrivée sur moyens supplémentaires de Monsieur Dourdet laisse entrevoir l'espoir de réouvrir les cours au lycée de Nontron comme de démarer également l'option au collège de Piégut qui se nomme les "Portes d'Occitanie" mais qui n'a toujours pas de cours d'occitan. Une expérience commence dès cette rentrée au collège Aliénor d'Aquitane de Brantôme et devrait mener aussi à l'ouverture concrête de l'option en 2012. Il reste cependant une interrogation sur la continuité entre les classes bilingues du secteur de Sarlat et le collège ou la langue d'oc n'est pas enseigné.
Le point le plus délicat demeure encore l'ouverture de classes bilingues dans le primaire publique dont nous avons grand besoin pour la transmission de la langue met dont la mise en place semblait jusque là délicate pour l'administration académique. L'arrivée d'une nouvelle I.A. dont nous saluons la venue, permettra nous l'espérons d'avancer sérieusement sur ce dossier.
Pour le Collectif Martial Peyrouny
mardi 26 juillet 2011
Corric du Sénateur Claude Bérit Débat : Au sujet du débat sur les langues régionales qui "s'est tenu au Sénat" fin juin !
Enfin c'est un début même si le chemin reste long.
Voici son "corric".
J’ai le plaisir de vous adresser à travers ce courriel quelques lignes sur les plus récents éléments concernant les langues régionales notamment au regard de la proposition de loi relative au développement des langues et cultures régionales que j’ai cosignée. Comme vous le lirez, le chemin est encore long pour une reconnaissance effective de notre patrimoine culturel commune.
Bonne lecture
Proposition de loi relative au développement des langues et cultures régionales
Dire que la promotion des langues et cultures régionales progresse à petit pas en France est un doux euphémisme. La preuve en a encore été fournie à la fin du mois de Juin, à l’occasion de la discussion de la proposition de loi de Robert Navarro, que j’ai cosignée.
En effet, la dernière proposition de loi en la matière, la loi Deixonne, avait été discutée en … 1951 ! 60 ans après, il était par conséquent plus que temps de faire avancer la question de la préservation de notre patrimoine linguistique et culturel.
De ce point de vue, la situation semblait pourtant s’être améliorée : en 2008, la constitution a été modifiée et un article 75-1 y a été inséré.
Cet article dispose que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». Cette avancée réelle peine pourtant à être suivie d’effet au niveau législatif.
La France oscille en effet aujourd’hui entre deux attitudes. D’une part elle reconnaît l’importance des langues régionales. La preuve avec cette modification de la constitution, mais aussi avec la signature en 1999 de la Charte européenne des langues régionales et minoritaires. Signature mais pas ratification, et c’est là sa seconde attitude : la France ne va pas au bout de sa démarche, au nom de l’indivisibilité de la République et de l’égalité devant la loi. Notre pays reconnaît le phénomène des langues régionales, mais refuse encore de lui donner véritablement corps
au nom d’une vision centralisatrice et unitaire qui ne reflète pas les réalités locales.
Je considère pour ma part que l’expression de la diversité culturelle et linguistique sur notre territoire est une richesse et non pas un facteur de division. J’estime que la préservation de notre patrimoine passe aussi par la valorisation des langues et cultures et que cela ne remet aucunement en cause l’unité du pays. Profondément républicain, j’estime
que l’affirmation d’une identité locale n’est pas revendication de particularisme et négation d’idée nationale.
C’est dans cette perspective que j’ai cosignée la proposition de loi de Robert Navarro. Celle-ci préconise en effet de réorganiser les rapports entre l’Etat et les collectivités pour permettre à tous de promouvoir à juste titre langues et cultures propres aux territoires.
J’ai notamment soutenu ce texte parce que je considère qu’il est légitime de favoriser l’enseignement d’une langue régionale, de manière à la faire vivre. L’enseignement des langues régionales, l’enseignement dans ces langues me semblent donc une bonne chose. Cette proposition de loi se montre très précise sur le sujet.
En outre, elle précisait les compétences respectives de l’Etat et des collectivités en matière de promotion des langues, ce qui me paraissait être une nécessité. Evidemment, plusieurs des dispositions contenues posaient problème en termes de constitutionnalité. Et pour cause, puisque le Conseil constitutionnel s’arc-boute dans sa jurisprudence sur
une vision étroite de l’indivisibilité du territoire (la seule exception qu’il ait à ce jour tolérée concerne la Corse).
Cette proposition de loi avait donc peu de chance d’aboutir en l’état. En tant que cosignataires, nous en étions bien conscients mais nous avons préféré susciter le débat et faire avancer la discussion, plutôt que rester englués dans un statut quo inutile.
Nous avions du reste bon espoir d’obtenir quelques engagements gouvernementaux à défaut de pouvoir faire adopter cette proposition de loi. Las, comme souvent dans ces cas-là, la procédure législative s’est avérée être une arme dilatoire redoutable pour une majorité et un gouvernement pressés de botter en touche.
Nombre de sénateurs de la majorité considèrent pourtant que la promotion des langues régionales est nécessaire. Le ministre de la culture s’était d’ailleurs lui aussi réclamé de cette idée. La discussion s’annonçait donc sous les meilleurs auspices.
Le jour dit cependant, le discours changea radicalement. Les thuriféraires de l’unité nationale et du jacobinisme triomphant prirent la parole, invoquant l’héritage révolutionnaire que cette PPL remettrait en cause.
Le ministre lui-même fit volte-face, se réfugiant confortablement derrière la jurisprudence du Conseil constitutionnel et louant les actions déjà entreprises par les collectivités, preuve selon lui de l’inutilité du texte.
La discussion générale, qui précède l’examen des articles de la loi avançait donc, et le temps tournait. Cette précision n’a rien d’anodin.
En effet, d’initiative socialiste, la PPL a été inscrite dans la niche réservée au groupe socialiste dans l’ordre du jour du Sénat. Cette niche n’était ouverte qu’entre 15h et 19h.
Malheureusement, une autre PPL socialiste était prévue avant la PPL Navarro. Celle-ci ne fut discutée qu’à partir de 17h30. Il ne restait alors qu’une heure trente pour en débattre. C’était bien sûr trop peu, malheureusement. C’était même tellement court que l’on n’eut même pas le temps d’achever la discussion générale. Ironie du sort, avec quelques camarades, je fus d’ailleurs victime du couperet et ne pus m’exprimer à cette occasion, comme cela était prévu.
Cette course contre la montre arrangeait bien le gouvernement, mal à l’aise, et la majorité au Sénat, divisée sur le sujet. Je regrette que nous n’ayons pu aller plus avant dans la discussion.
Nul doute cependant que cette PPL a créé un appel d’air dans lequel le groupe socialiste, en lien avec les associations de promotions des langues régionales, s’engouffrera prochainement.
J’espère alors avoir l’occasion de revenir vers vous pour faire le point sur les avancées effectivement acquises pour la promotion des langues, cultures, traditions et identités régionales plus que jamais importantes dans un monde mondialisé qui perd ses repères.
A très vite !